Communiqué de presse sur le lancement du référendum contre le train de mesures en faveur des médias

Communiqué de presse sur le lancement du référendum contre le train de mesures en faveur des médias

Non au financement des médias par l’État

Le « train de mesures en faveur des médias » menace l’innovation, nuit à la démocratie, distribue des millions aux gros groupes de presse et rend les médias privés financièrement dépendant de l’État. C’est pourquoi nous avons lancé un référendum contre la loi sur le subventionnement des médias, qui est inacceptable du point de vue du droit constitutionnel, dangereux du point de vue de la liberté de la presse et discriminatoire du point de vue de la concurrence.

Avec le « train de mesures en faveur des médias », la Confédération veut subventionner les médias privés à hauteur de 178 millions de francs par an. « C’est dangereux pour la démocratie. Il faut renoncer au subventionnement des médias », a déclaré Peter Weigelt, ancien conseiller national et président du comité référendaire, lors de la conférence de presse organisée mardi à Berne. Le comité rejette le projet de loi pour des raisons fondamentales : « La nouvelle loi sur les subventions est inacceptable du point de vue constitutionnel, préjudiciable du point de vue de la liberté de la presse et discriminatoire du point de vue concurrentiel », a déclaré M. Weigelt. C’est pourquoi le référendum est lancé.

Des millions en cadeau aux gros groupes de presse

« La nouvelle loi sur les médias menace l’innovation, affaiblit la liberté de la presse, distribue des millions aux gros groupes de presse et rend les médias privés dépendants de l’aide d’État », a déclaré l’éditeur bâlois Christian Keller. C’est pourquoi il rejette la subvention, « même si nous, nous pourrions en bénéficier financièrement ».

Les jeunes prennent clairement position

En tant que représentante de la jeune génération, Evelyn Motschi, étudiante en droit, a clairement expliqué pourquoi elle, comme beaucoup de ses contemporains, soutient le référendum. « Je dis non à de nouveaux prélèvements qui impactent les jeunes, mais oui à la liberté et à la diversité des médias, accessibles à toutes les catégories de la population ». Les jeunes s’informent presque exclusivement sur Internet, c’est pourquoi il est totalement incompréhensible que les politiciens perfusent la presse écrite à coups de millions de subventions.

« Le tournant numérique a eu lieu depuis longtemps. En tant qu’informaticien et jeune politicien libéral, je ne comprends donc pas pourquoi nous devrions subventionner un marché qui a déjà changé », a ajouté Alec von Barnekow, président des Jeunes PLR du canton de Fribourg. Plusieurs pays voisins, dont la France, subventionnent déjà les médias directement et indirectement. L’efficacité de ces mesures n’a été prouvée nulle part, a-t-il dit. « Le meilleur service que la politique puisse rendre à la presse est de la laisser tranquille », a déclaré M. von Barnekow.

« Nous ne nous laisserons pas contrôler par les politiciens »

Le comité référendaire, non partisan et bénéficiant d’un large soutien, réunit des personnalités du monde des affaires et des médias ainsi que des citoyens engagés. De nouveaux membres nous rejoignent chaque jour, dont de nombreux représentants de la branche des médias. Pour Philipp Gut, directeur général du comité référendaire, ce n’est pas une surprise. L’indépendance et la crédibilité sont les atouts les plus importants de la presse, a souligné M. Gut, lui-même journaliste et éditeur : « Nous ne nous laisserons pas contrôler par les politiciens ! » Avec le référendum « NON aux médias contrôlés », le comité veut déclencher un « débat urgent sur le rôle des médias dans notre démocratie ». « Parce que sans médias libres et indépendants, il n’y a pas de public critique. Et sans public critique, il n’y a pas de démocratie. »

Le « train de mesures en faveur des médias » n’était pas seulement dangereux, mais aussi totalement inutile, a résumé le président Peter Weigelt en reprenant les arguments du comité référendaire : « Les groupes de presse cotés en bourse et les magnats des médias qui pèsent des millions, qui réalisaient encore de gros bénéfices pendant la crise pandémique, n’ont absolument pas besoin de subventions. » Il est particulièrement choquant que les journaux gratuits et les médias en ligne libres soient délibérément exclus des subventions. De cette manière, l’État cimente les monopoles médiatiques existants au détriment des petites offres privées et des initiatives régionales.